La dette publique américaine a franchi le seuil de 40 050 milliards de dollars mardi 18 août, selon les chiffres du Trésor américain. Cela représente un palier significatif dans la trajectoire de la dette qui a doublé en une décennie, passant de 19 400 milliards de dollars en 2013 à plus de 40 000 milliards de dollars aujourd'hui.
Le déficit budgétaire chronique en est la cause principale, alimenté par des dépenses qui dépassent structurellement les recettes fiscales. La dette américaine avoisine désormais 125 % du PIB, contre un peu plus de 64 % au moment de la crise financière de 2008.
Le gouvernement fédéral emprunte désormais environ 6 milliards de dollars par jour, soit près de 70 000 dollars chaque seconde. Plus de la moitié sert uniquement à payer les intérêts de la dette déjà accumulée, selon CNBC. Le Congressional Budget Office chiffre la facture d'intérêts à un peu plus de 1 000 milliards de dollars pour 2026, contre 970 milliards l'an dernier.
Le plafond légal, relevé de 5 000 milliards de dollars en juillet 2025, culmine désormais à 41 104 milliards. Vu le rythme des trois derniers paliers, franchis en moins d'un an, cette marge ne tiendra pas des années. Le Trésor américain a doublé son programme de rachat d'obligations longues, portant son plafond à 4 milliards de dollars par opération.
Cette mécanique budgétaire façonne la politique de taux de la Fed, le coût du crédit pour les entreprises américaines, et la confiance des créanciers étrangers dans le dollar. Le cap à 40 000 milliards ne change rien du jour au lendemain, mais rappelle simplement que la trajectoire de la dette ne s'est jamais inversée depuis des années, palier après palier.
Catégories : économie, États-Unis (USA), featured
Tags : dette publique, États-Unis, économie, financement public Image prompt : Une silhouette de la Maison Blanche avec une courbe de la dette publique en arrière-plan, symbolisant la croissance de la dette américaine.



